A 17 ans il s'inscrivit au Kendokan, qui était alors le dojo
du grand maître de Judo TOKU, par ailleurs, un escrimeur hors pair.
Peu après il s'inscrivit au dojo de Me Kano, le Kodokan. Reçu au 1er
dan en juin 1926 à 19 ans ; l'année suivante il passait 2ème Dan et
devint l'assistant de Me MIFUNE KYUZO, un expert dans l'art du sutemi.
Me KANO souhaitant que les jeunes judoka n'oublient pas
les arts ancestraux, créa une section en 1928 ? la kobudo KENKYUKAI,
et paya des professeurs du Katori shinto Ryu pour enseigner leur art
aux judokas. Me Mochizuki se passionna pour cet art, à tel point qu'il
lui fut proposé d'épouser la fille du SOKE (héritier) de l'école, IIZASA
Morisada mort sans laisser d'héritier mâle, et de devenir ainsi le nouveau
soke. Comme cette situation l'aurait cependant conduit à s'établir à
Narita et donc a quitter Me KANO, Me Mochizuki refusa cette proposition.
 n 1930, Me Kano l'envoya étudier un art nouveau auprès d'un maître à la
réputation grandissante , Me Ueshiba (cf biographie). De la même façon
; il lui fit étudier le Shindo muso ryu ju jutsu auprès de Me SHIMIZU.
Me Mochizuki est devenu rapidement l'assistant de Me Ueshiba et obtint
un diplôme de Daito ryu en 1933 puis le menkyo kaiden en 1935.
Entre temps, il était retourné vivre à Shizuoka et ouvrit
une salle en novembre 1931 : le YOSEIKAN (maison de l'enseignement de
la droiture).
Après la seconde guerre mondiale, Me Ueshiba n'utilisait plus le terme
d'aikibudo pour désigner son art mais celui d'Aikido. Me Mochizuki a
donc nommé l'art qu'il enseignait Aikido Jujutsu.
 n 1938, lors de la guerre sino-japonaise, Me Mochizuki fut envoyé en Mongolie,
puis nommé sous préfet du département de Sei su ga. Il en profita pour
enseigner aux mongols le judo le kendo et l'aiki jutsu. C'est à cette
époque qu'il rencontra un autre japonais originaire des Ryu kyu (archipel
au sud d'Okinawa), qui l'initia au Karate.
Pour les pratiquants d'aikibudo, il est important de savoir que de cette
rencontre naquit notre kata Happoken, qui enseigne les 8 formes fondamentales
des techniques de poing. A de nombreuses reprises à cette époque il
eut l'occasion de confronter ses techniques avec les arts martiaux chinois.
 n 1947, il retourna au Japon et reconstruisit son dojo à Shizuoka. Peu
de temps après il vint en France. C'était en 1951. Il est resté en France
durant 3 ans. Venu au sein d'une mission culturelle officielle, comme
expert délégué par le Kodokan, donc pour le Judo, il en profita pour
montrer l'Aikido ju jutsu, art qui subjugea un bon nombre de pratiquants
de judo, ainsi que le Iai, le kendo et un peu de Karate. Il retourna
au japon en 1953.
 n 1954, un Jeune Judoka, enthousiasmé par ce qu'il avait vu en France,
fut admis au Yoseikan de Me MOCHIZUKI. Il s'appelait Jim Alcheik, y
resta trois ans et de retour en France, enseigna ce qu'il avait reçu
sous le nom d'Aikido du Yoseikan, créa la Fédération française d'Aikido
Tai-jitsu et de Kendo et fut le premier professeur de Me Alain Floquet.
Depuis 1970, Me Minoru Mochizuki reçoit régulièrement Me FLOQUET
au Yoseikan, ainsi que ses principaux disciples. Il est également venu animer
des stages à plusieurs reprises en France. Maître MOCHIZUKI Minoru
s'est éteint en FRANCE, près d'Aix en Provence, le 30 mai
2003. |