les
clans se rangent au côté de l'Empereur ou, au contraire, au côté du Shogun
pour défendre le Japon traditionnel. C'est le cas du Han d'Aizu.
Celui-ci est l'un des derniers clans à résister à
l'armée de l'Empereur. Il finit par tomber. Comme le veut le bushido,
de nombreux samouraïs se font seppuku et même leurs familles se suicidèrent.
SOKAKU, encore enfant, va grandir dans un clan décimé, marqué par la défaite
et le déclin des valeurs martiales.
 ers
1890, SAIGO TANOMO, 1er Karo (1er ministre) du Han d'Aizu et détenteur de
l'art martial secret du clan, cherche un successeur pour assurer la pérénité
de cet art (I'oshikiushi) ensemble de techniques de défense destinées aux
hauts dignitaires à l'intérieur du Palais Shogunal. Il remarque un jeune
samuraï, brillant escrimeur, Takeda Sokaku. Celui-ci avait en effet appris
le Kenjutsu du ONO HA ITTO RYU auprès de SHIBUYA TOMA.
SaïgoTanomo entreprend alors de lui enseigner l'Oshikiushi. Takeda
Sokaku assimile vite et se voit confier la charge de transmettre et de
perfectionner les techniques de l'Oshikiushi pour les adapter au monde
moderne. Il lui est demandé d'abandonner le Kenjutsu et de se consacrer
entièrement aux techniques manuelles De l'avis de Saïgo Tanomo,
celles-ci sont en effet les plus propres à imposer le rôle
pacifique des arts martiaux dans l'éducation de l'homme.

la mort de Saïgo Tanomo, en 1905, Takeda Sokaku devient l'héritier de
l'oshikiushi nommé dès cette époque DAITO RYU (Ecole du Grand Est).
Malgré le souhait de son Maître, Takeda Sokaku continuera pendant toute sa vie à étudier le Kenjutsu et,
à la fin de sa vie, il intègrera les techniques du Ono Ha Itto Ryu à son école connue sous le
nom de DAITO RYU AIKIBUDO. Takeda Sokaku fut à la fois un des premiers
Maîtres d'arts martiaux au sens moderne du terme et un des derniers guerriers
du Japon traditionnel et certainement aussi remarquable que MYAMOTO MUSASHI.
Il voyagea beaucoup à travers le Japon, diffusant son enseignement à des pratiquants qu'il choisissait
avec soin.
|