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![]() Florence Mirault rétorqua du tac au tac : "pas chiche" et Maître Floquet affirma : "ce genre de rencontres est une bonne chose, je les encourage !". Le projet était lancé ! Ceux-ci, nantis de plans, d'explications détaillées se lancèrent à l'ascension des pentes alpines dès le vendredi soir. Arrivés à bon port en pleine nuit, ils se couchèrent immédiatement. Ensuite, toujours sur la saisie ryote ippo dori, application de techniques shodan, nidan, kaeshi waza. Pour terminer la matinée : sutemis (pas des plus faciles.). Heureusement, un copieux pique-nique attendait nos aikibudokas, concocté avec le plus grand soin par les hôtes savoyards. Il faisait un soleil radieux, aussi sortit-on les tables dehors. La présence des enfants du club d'Onnion galvanisa les adultes quelque peu somnolents et tout le monde jeta ses ultimes forces dans le randori final. Après une douche revigorante, la troupe aïskibudienne transhuma vers la vaste demeure de Bruno Lerculeur où devait être servie la collation vespérale. ![]() L'immense salle de séjour, préparée par toute la famille Lerculeur ; parents, enfants et grands-parents, contenait plusieurs tables, un piano et un billard aussitôt pris d'assaut. Sur le mur du fond, trônait une large cheminée dans laquelle l'on fit cuire des diots, ces petites saucisses fumées typiquement savoyardes, ainsi que des côtelettes d'agneau et des cuisses de poulet. On accompagna les viandes de crozets gratinés à l'emmental, puis on passa aux fromages de pays et aux desserts maison. La production d'un vigneron local contribua grandement à l'alacrité générale. La soirée se termina sur quelques accords de piano ; une suite en ut de Chopin. ![]() Les non-skieurs firent une ballade à raquettes et croisèrent nombre de chamois et bouquetins ; quant aux tire-au-flan, ils furent préposés d'office à la confection du casse-croûte du midi pris en bordure d'un petit bois. Après le déjeuner, le groupe visita la cave d'un viticulteur local, celui-là même dont les produits avaient tant égayé la soirée de la veille. Sur ce, les franciliens firent leurs adieux et reprirent le chemin du retour après moult embrassades. On se promit de se revoir dès que le calendrier le permettrait. Texte écrit par Bruno Isaac. |
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