es rencontres inter-clubs d'Aïkibudo sont choses fréquentes et régulières, mais cela reste généralement confiné au sein d'une même région.
Cependant, les 2 et 3 avril, a pu être organisé un interclub IDF/Savoie.

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En effet, lors du dernier cours de l'année 2004, le club de la Poterne des peupliers recevait le club de Grigny. Cours intense animé par Maître Floquet, et conclu par un pot de fin d'année gargantuesque ! Au milieu de discussions joyeuses autour du Senseï, Christophe GOBBE, professeur en Savoie et qui,à l'occasion d'un stage professionnel à paris, était invité dans plusieurs clubs d'IDF, proposa d'inviter les parisiens à venir tâter du tatami savoyard.

Florence Mirault rétorqua du tac au tac : "pas chiche" et Maître Floquet affirma : "ce genre de rencontres est une bonne chose, je les encourage !". Le projet était lancé !

Les derniers jours de mars virent les aikibudokas de Haute-Savoie déployer une activité fébrile car une vingtaine de franciliens allaient faire le déplacement.
Ceux-ci, nantis de plans, d'explications détaillées se lancèrent à l'ascension des pentes alpines dès le vendredi soir. Arrivés à bon port en pleine nuit, ils se couchèrent immédiatement.


e samedi matin, une quarantaine d'individus, avec ou sans hakama se dispersèrent sur les 384 m² de tatami. Après une tonique mise en train, un corps de leçon intense et varié : Wa no seishin, nigiri gaeshi (première et troisième forme).
Ensuite, toujours sur la saisie ryote ippo dori, application de techniques shodan, nidan, kaeshi waza. Pour terminer la matinée : sutemis (pas des plus faciles.).
Heureusement, un copieux pique-nique attendait nos aikibudokas, concocté avec le plus grand soin par les hôtes savoyards. Il faisait un soleil radieux, aussi sortit-on les tables dehors.

L'après-midi, Maître Bensimhon, plein de mansuétude pour tous ces estomacs pleins, débuta le cours par un travail en suwari waza, puis han mi han tachi, avant de revenir à la posture bipodale érigée.
La présence des enfants du club d'Onnion galvanisa les adultes quelque peu somnolents et tout le monde jeta ses ultimes forces dans le randori final.
Après une douche revigorante, la troupe aïskibudienne transhuma vers la vaste demeure de Bruno Lerculeur où devait être servie la collation vespérale.

On étancha une soif légitime, soigneusement entretenue par des tranches de saucisson fumé et des cubes de fromage, à grand renfort de gobelets de jus de pommes et de poires (sans additifs ni colorants).
L'immense salle de séjour, préparée par toute la famille Lerculeur ; parents, enfants et grands-parents, contenait plusieurs tables, un piano et un billard aussitôt pris d'assaut. Sur le mur du fond, trônait une large cheminée dans laquelle l'on fit cuire des diots, ces petites saucisses fumées typiquement savoyardes, ainsi que des côtelettes d'agneau et des cuisses de poulet. On accompagna les viandes de crozets gratinés à l'emmental, puis on passa aux fromages de pays et aux desserts maison. La production d'un vigneron local contribua grandement à l'alacrité générale.
La soirée se termina sur quelques accords de piano ; une suite en ut de Chopin.


e dimanche matin, le gros de la troupe chaussa les skis, enfila gants et bonnets pour aller dévaler les dernières pentes enneigées. Maître Caralp démontra une fois de plus ses prouesses aïskrobatiques en descendant une piste noire la tête la première.
Les non-skieurs firent une ballade à raquettes et croisèrent nombre de chamois et bouquetins ; quant aux tire-au-flan, ils furent préposés d'office à la confection du casse-croûte du midi pris en bordure d'un petit bois.
Après le déjeuner, le groupe visita la cave d'un viticulteur local, celui-là même dont les produits avaient tant égayé la soirée de la veille.
Sur ce, les franciliens firent leurs adieux et reprirent le chemin du retour après moult embrassades. On se promit de se revoir dès que le calendrier le permettrait.


Texte écrit par Bruno Isaac.

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