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week-end du 29 / 30 mars a eu lieu le séminaire de préparation
au brevet de moniteur fédéral de Katori Shinto Ryu. L'action
s'est déroulée au Gymnase du Haricot à Grigny dans
le département de l'Essonne (91).
Il devait être dans les 8h45 lorsque nous nous retrouvions
au Gymnase du haricot. Paul-Patrick Harmant, le maître de séance
n'allait plus tarder maintenant.
La journée s'annonçait belle, ciel bleu et dégagé,
température douce et agréable mais on sentait qu'il allait
faire chaud. Et pourtant nous allions nous enfermer dans les locaux pour
deux jours d'études en long et en large sur le Kobudo.
Le but de ce stage était de nous apprendre à
apprendre. Acquérir les outils pédagogiques indispensables
pour enseigner notre art martial. Ce qui n'est pas rien et pendant deux
jours, Paul Patrick, assisté de Frédéric Floquet, n'a
eu de cesse de nous rappeler les éléments clés de l'enseignement
et de la technique.
Tel était notre but à tous et toutes qui avions choisi de
nous remettre en cause dans notre approche parfois un peu empirique de l'enseignement.
Le temps de se mettre en tenue, et d'effectuer des retrouvailles, nous voici
en place pour le salut traditionnel. Le stage peu démarrer
 rèves
explications du programme qui nous attend.
Puis c'est l'un des impétrants qui s'y colle pour " la mise
en train ". Si, si c'est le terme pour désigner l'échauffement
de début de cours. Il est grand temps pour nous, jeunes enseignants,
ou futurs, d'acquérir le langage approprié. Tout le stage
sera orienté dans ce sens. Apprendre à s'exprimer clairement
devant des élèves, être concis dans ses explications
et démonstrations de techniques, savoir rendre dynamique un cours,
permettre aux élèves de se sentir bien, d'apprendre et de
se développer. Un sacerdoce quoi !
On commence par travailler le Bo Jutsu sous la direction
de Frédéric Floquet. Travail fluide, souple pour se délier
les membres. Puis chacun notre tour, on présentera devant les autres
un éducatif en mettant en pratique les principes d'enseignement sous
le regard expert de Paul-Patrick. Chose pas si simple car on voudrait faire
bien du premier coup, sauf que cela ne marche pas toujours du premier coup.
Paul-Patrick nous reprend à chaque fois que nécessaire sur
les termes employés, notre attitude, notre technique. Il n'hésite
pas non plus à donner de sa personne en prenant le rôle tantôt
de l'élève, tantôt celui du professeur pour nous donner
la réplique.
Ainsi s'écoule cette matinée du samedi dans
une ambiance studieuse et une salle où la chaleur ne faisait que
s'accroître. Je rappelle juste que ce week-end là, il avait
fait beau et chaud
et même Niobe, la chienne guide-aveugle de
Bruno avait opté pour s'allonger au frais.

midi, on déjeune dans un des restaurants du quartier. D'ailleurs
à ce propos, nous adressons à Madame Floquet un "Special
Thanks" pour s'être occupée de la logistique repas et
nous permettre de rester tout entier concentrés sur notre étude.
Voilà que dire, sinon que l'après-midi
nous nous sommes remis au travail dans une salle où un petit courant
d'air arrivait tout juste à nous rafraîchir.
Encore et encore, nous devions assimiler les techniques de pédagogie.
Encore et encore nous devions améliorer nos formes de corps, notre
technique.
L'après-midi fut essentiellement consacré au Ken Jutsu, avec
kimé, shisei et Paul-Patrick, toujours frais et tonique, pour faire
ressortir nos failles
Mais comment fait-il ?
17h, le cours se termine. Mais en fait ce n'est pas encore
fini car deux heures de cours théoriques suivent.
Puis c'est le dîner et
... encore deux heures de cours ! Mais
cela ne finira-t-il donc jamais ?
C'est la tête pleine de nouvelles idées,
de questions, de remises en cause, de doutes, que nous regagnons notre doux
foyer, ou celui un peu plus impersonnel d'un hôtel pour d'autres.
Précisons que les participants au séminaire venaient de diverses
régions françaises : la Haute-Normandie, le Var, le Territoire
de Belfort et bien évidemment l'Ile de France.
 imanche
matin, avec une heure de sommeil en moins pour cause de passage à
l'heure d'été, on se retrouve un peu avant 9h pour cette deuxième
et dernière journée de stage. Tout le monde est là.
Les candidats (-tes) au monitorat fédéral
de katori 1er degré ou 2ème degré devront démontrer
leurs capacités d'enseignant. Un candidat dispose de 15 mn pour exprimer
ses qualités d'enseignant, sur le thème de la leçon
qu'il a tiré au sort. Les autres lui servant d'élèves-types
dont le niveau irait du débutant au 1er dan. Certains ou certaines,
d'ailleurs, poussant la caricature de l'élève-type un peu
loin, au point qu'il devenait difficile de ne pas pouffer de rire. Mais
nos valeureux apprentis professeurs, ne se laissant pas démonter
devant ce genre d'élève récalcitrants, parvenaient
avec brio à dérouler les phases clés d'un cours.
L'objectif de ce stage est de mettre en application la pédagogie
d'enseignement. Nous sommes là pour apprendre à enseigner
et démontrer que l'on a acquis les bases de l'enseignement. Nos connaissance
sont sanctionnées par l'attribution du monitorat.
Il est maintenant près de 17h et c'est un peu
vidés que nous nous sommes quittés pour s'en retourner chez
nous, mais gonflés à bloc, repus de nouvelles connaissances,
prêts à reprendre les cours dans nos clubs respectifs.
 ne
nouvelle fois, merci à ceux et celles sans qui ce stage n'aurait
pu avoir lieu, le club de Grigny pour avoir mis ses locaux à notre
disposition. Madame Floquet qui nous a grandement simplifié le moment
des repas, Frédéric Floquet pour sa précieuse assistance
et bien sûr Paul Patrick Harmant pour sa patience, son enthousiasme
et son encadrement. Le tout sous la bienveillance et les encouragements
de Maître Floquet. Maître Daniel Dubreuil,
DTIR, nous a fait l'honneur de rehausser de sa présence notre prestation
et pour compléter le tableau, Grigny nous a permis de profiter de
la présence amicale de Maître Floquet.
Les responsables de clubs se sont donné rendez-vous
pour renouveler ce plaisir d'échanger sur ce thème et de
faire connaître les spécificités de leur art.
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