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est une note à ceux qui croient (comme je le croyais) qu'ils savent tout,
qu'ils sont fort, qu'ils sont endurant.
Le samedi 8 avril, à Mont Saint-Martin (en Meurthe et Moselle), s'est déroulé
le "Stage Spécifique Aïkibudo 1er degré du Brevet d'Etat d'Educateur Sportif
et du Brevet Fédéral de Moniteur d'Aïkibudo FFAAA".
 e
stage, créé par la commission pédagogique et placé sous la direction de
Maître Floquet et dirigé par Paul Patrick Harmant, prépare au BEES 1er degré
et est aussi la présentation au monitorat de l'Aikibudo. Il s'étend sur
quatre jours. Et non, ce n'est pas peu : trois heures de pratiques le matin,
trois l'après-midi.
Et toujours non, on ne se repose pas après : environ deux heures de cours
théoriques, aussi bien pour le monitorat que pour ce qui doit suivre, à
savoir la présentation au Brevet d'Etat.
Extrêmement varié donc, mais avec une constante : la pratique
martiale elle-même, avec en fond l'apprentissage de la pédagogie nécessaire.
Quatre jours complets, instructifs, qu'il convient de développer (ne fusse
qu'en l'honneur de nos nouveaux muscles, découverts au fur et à mesure de
la pratique et des contractures).
Evidemment, tout le monde m'avait prévenu. Tout le monde m'avait dit que
ce serait dur, que l'on apprenait beaucoup, mais qu'on le ressentait… Je
ne les avais pas cru. J'étais jeune, j'étais prétentieux, je n'avais peur
de rien…
Mais le…
1er jour est arrivé.
 omme
il se doit, le premier moment fort du stage est la présentation en règle
des participants. On note alors une répartition très hétérogène : une bonne
représentation des ligues régionales (IDF, Alsace, Lorraine, Haute-Normandie,
Champagne / Ardennes, Rhône Alpes, Provence Alpes côte d'Azur), permet de
rencontrer des pratiquants(-tes) de tous les coins de la France. Et puis
le plus dur a commencé : échauffement tonique, puis tsuki-no-kata, Teodoki
et applications techniques tel que Neji Kote Gaeshi sur junte en chikama…
Le niveau se fait immédiatement sentir : tout le monde donne le meilleur
de lui-même, aussi bien techniquement que physiquement (dommage pour les
bleus).
 rès
vite, les premiers Ukemis (pour les intimes, réception pour les autres /
futurs intimes) font leurs apparitions au gré des diverses techniques.
A 12h00, la douche a une fois de plus montré ses bienfaits,
ainsi que le déjeuner…. Et c'est trop fatigués pour s'extasier que l'on
remarque combien on a transpiré… Je n'aurais jamais penser qu'une demi journée
pouvait être aussi longue et soutenue. C'est alors que j'ai réalisé qu'il
en restait sept…
A 14h (14h30 en étant plus honnête), on repart : Wa no se shin…. (jamais
les Ukemis n'ont été aussi bienvenues, comparées aux chutes plaquées du
matin), puis techniques du Niddan et variantes sur ces techniques.
20h (vous n'y croyez pas ? Sur le coup, moi non plus…) rendez-vous pour
le cours théorique… En effet, en tant que présentation du monitorat, l'accent
est mis sur l'enseignement. Rappelons pour mémoire que cela passe aussi
par la théorie, la pédagogie, les réglementations (mais bien sûr, vous le
saviez tous…). Il est alors dur de réaliser a quel point l'ignorance peut
être autant théorique que pratique.
23h au moins…on se couche (je n'y croyais plus).
2ème jour :
 9h
sur le tatami. Le réveil comme le petit déjeuner ont été… souples… Le matin
a offert un spectacle qui aurait pu être comique… si on n'en était pas les
acteurs. Chacun notre tour dans le rôle de l'enseignant, on a présenté une
technique en y mettant en pratique la pédagogie d'enseignement de notre
Art Martial… (ne croyez jamais quelqu'un qui vous dit que c'est simple…
personnellement, je demande pardon à tous les professeurs que je n'ai pas
écouté). Ainsi, nous continuons notre exploration du Kihon nage wasa niddan.
Remarque passagère : les muscles sont plus sensibles que la
veille… (l'explication anatomique qui parle de fatigue ne justifie rien
: je reste persuadé de l'apparition de nouveaux muscles, si, si je vous
assure que c'est possible) ; petit détail pratique à l'attention des prochains
stagiaires : choisissez les tatamis les plus confortables pour chuter (mou,
medium ou ferme, sont au choix)…
A midi, un pot nous a été offert par la mairie de Mont Saint-Martin en compagnie
de M. Borowski, chargé des sports de la mairie de Mont St Martin… Jamais
un simple verre n'a rendu aussi heureux…
 après-midi
s'est passé comme la matinée, à coup de techniques et de présentations.
En une simple journée, nous avons tous appris énormément (et nous l'avons
tous ressenti, aussi bien mentalement que physiquement). Et c'est donc fatigué
mais heureux que nous rentrons dîner.
Re-cours théorique avant le sommeil espéré (et bien entendu, il est hors
de question de penser à pouvoir regarder la télévision : mon corps n'a pas
atteint la télécommande…). |
3ème jour...
 es
jours se suivent et ne se ressemblent pas… a dit mon voisin de chambre…
sur le coup, je n'ai pas compris. Il fait toujours beau temps…. Le Soleil,
le ciel bleu… …et les Aikibudokas sur les tatamis.
L'échauffement restera dans ma mémoire comme particulièrement
tonique ce matin, pour deux raisons : avec les muscles endoloris, il faut
insister beaucoup la dessus (ça c'est la raison officielle). La seconde
raison est due au simple fait que Paul Patrick Harmant s'en est occupé…
efficace, tonique…
A midi, il en reste quelques-uns pour revoir les techniques de la matinée…
C'est dans ces situations que l'on constate que le corps humain peut en
supporter bien plus que l'on ne pense…
Le repas au self de la zone commerciale de Mont St-Martin… Le choix est
vite fait, comme tous les midi : spaghetti Bolognaise (pour changer) : des
sucres lents, qui ont tendance à faire la différence. 
 après-midi
sera marqué par le travail des sutemis…. On les attendait de pied ferme…
mais pas assez. La conclusion se fait vite sentir (bien qu'elle soit toujours
la même, on la ressent chaque jours) : beaucoup keiko (travail) !
De plus, c'est dans ces moments que, pour ma part, j'ai tendance à faire
la différence entre Ukemis et chute. Et ça ne tient pas qu'à la qualité
des tatamis…
Suivent les techniques sur attaques au tantô (couteau), à main nues ou muni
d'un Tambo (petit bâton qui fait très mal au poignet…). Le soir, re-re-cour
théorique, puis on s'en va dormir…
4ème jour :
 ernier
jour, l'examen de passage pour le monitorat… On est tous là, toujours en
forme… (sans véritablement s'en rendre compte…).
A 11h, les candidats au monitorat fédéral planche sur la leçon
qu'ils devront chacun présenter l'après-midi. L'examen semble simple, mais
c'est en fait la partie la plus dure : il s'agit de rédiger dans la forme
technique une leçon, dont le thème est imposé. Dans la forme technique,
en clair, ça signifie "avec plein de mots compliqués qu'on ne connaît pas,
et qu'on ne soupçonnait même pas".
Pendant ce temps, les autres revoient les techniques étudiées (et non, ça
n'est pas plus facile…). Puis vient l'heure de l'examen lui-même, après
déjeuné… Chaque candidat présente une partie de sa leçon, au choix de Paul
Patrick Harmant. La grande difficulté réside dans le peu de temps : 20/25
minutes par candidat. Il faut donc être efficace et précis… et le stage
est déjà fini. On se dit alors au revoir et à bientôt sur les tatamis…
Encore merci à Paul Patrick… Au club de Mont St Martin, à
ses représentants, ses élèves…
Le retour ne fait pas partie du stage, mais il aura tout de même été éprouvant…Vraiment,
personne ne saura pourquoi.
 n
stage éprouvant donc, à la hauteur de sa réputation… Malgré tout, c'est
dans ces moments que l'on apprend le plus, ne fusse que ses propres faiblesse
(abyssales, par moments…). Mais paradoxalement, la sensation qui reste est
encore et toujours la même : le bien-être, la sérénité, et l'envie d'en
apprendre plus. Même sans passer le monitorat, je ne pourrais donc que conseiller
aux sans peur comme moi d'y courir. Une vraie épreuve attend, dont on ressort
de toutes les façons vainqueurs…
Texte écrit par Olivier Descamps
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